Première Soirée Cinéma !

flyer les enfants du paradis

Les Enfants du Paradis

Ciné Scèn’Art et La Maison du Six vous invite à la première soirée cinéma, mercredi 13 mars à 18h.

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Réservation au :
05 63 78 86 38 ou 06 33 00 57 55
Participation : 8€ | Tarif solidaire et pour les moins de 14 ans : 5€

Film sur les acteurs et le théâtre, Les Enfants du Paradis va plus loin. A l’instar de ce vers de Shakespeare « le monde entier est un théâtre et tous hommes et femmes n’en sont que les acteurs… ». Une réflexion sur la vie et l’art est proposée… . Le film débute sur un levé de rideau et s’achève sur ce même rideau qui se referme.

Quand Lacenaire dit à Frédérick : « c’est un singulier métier que le vôtre…n’est ce pas ? » puis ajoute, rêveur : « Mais c’est bien étonnant… cette facilité à faire battre les cœurs …tous les soirs… à la même heure ! », ce dernier lui répond : « le plus beau », et avec lyrisme : « vous n’y entendez rien. C’est justement cela qui est beau, qui est étourdissant, sentir, entendre son cœur et celui du public qui bat en même temps ! »Deux figures de l’acteur sont présentes. Le mime, sur le déclin, remplacé peu à peu par l’acteur parlant triomphant.

D’un côté Baptiste, qui n’a pas l’art du verbe et qui même dans la vie s’exprime par le geste. Frédérick à Baptiste : « Bien sûr, toi les mots, les phrases, ça te laisse froid. T’en as pas besoin tu racontes ta petite histoire sans rien dire (…). Tu parles avec tes jambes, tu réponds avec tes mains, un regard, un haussement d’épaules, deux pas en avant, un pas en arrière…»

D’un autre côté Lemaître, tout en paroles : « Mais vous voulez me faire crever avec votre pantomime. Oui, crever ; crever de silence comme les autres crèvent de faim et de soif . » Les enfants du Paradis est un film qui rend hommage à cet art primitif qu’est la pantomime ; mais sans nostalgie pour le changement qui est en train de s’opérer, il célèbre aussi le théâtre du boulevard du Crime. Notons que ce film souvent qualifié de « bavard » compte pourtant une demi-heure environ de scènes non dialoguées.

Cette mutation du silence au verbe n’est pas sans évoquer celle que Carné et Prévert ont vécu une quinzaine d’années plus tôt quand le septième art est devenu sonore. Le cinéma apparaît alors comme le résultat de ces arts : la pantomime préfigure le cinéma muet comme le drame shakespearien préfigure le cinéma parlant.

Analyse du film par Carole Aurouet, Maître de Conférence.

Author: Admin

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